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BILAN 2015 DU CROSS MEDITERRANEE

09/02/2016
BILAN 2015 DU CROSS MEDITERRANEE

La préfecture maritime de la Méditerranée publie sur son site Internet le bilan 2015 du CROSS (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) Méditerranée.

Ce bilan fait ressortir une réalité opérationnelle très soutenue avec de nombreux chiffres sur les opérations de recherche et de sauvetage ainsi que sur la mission de surveillance de la navigation qui incombe également au CROSS. Il permet de tirer des enseignements pratiques sur les comportements à risques : il y a sur la mer « une manière d'être et une façon de faire » tant pour profiter de ses loisirs en sécurité que pour progresser ensemble sur la question permanente de la sauvegarde de la vie humaine. Il invite aussi à réfléchir sur les grands principes de la prévention des accidents en mer rappelés notamment à l’occasion des campagnes de sécurité qui précèdent et accompagnent tous les ans la saison estivale. Ces principes ont un double but : refuser le fatalisme et élever toujours plus haut, au bénéfice du plus grand nombre d’usagers, le niveau de la sécurité en mer.

Le Var concentre à lui seul environ 30 % des opérations ; les départements des Bouches du Rhône, des Alpes-Maritimes et de la Corse du Sud sont impliqués à hauteur chacun d'environ 15 %.

Au total,en 2015, le CROSS MED a coordonné 3 323 opérations (contre 3 159 en 2014)  impliquant13 322 personnes (contre 14 732 en 2014) pour 26 décès (contre 34 en 2014) dont 08 accidents de plongée/chasse sous-marine (contre 20 en 2014).

Le CROSS a engagé 2906 moyens nautiquesd’assistance et de sauvetage (contre 2902 en 2014), dont :

• 1495 (1438 en 2014) par la SNSM (soit 51,5 %)

• 600 (645 en 2014) par les « navires sur zone » (soit 20,7%)

Le CROSS a également engagé 292 moyens aériens (contre 324 en 2014) dont :

• 115 (contre 137 en 2014) missions d'aéronefs de la Marine Nationale (102 par hélicoptères et 13 par avions).

• 102 (contre 113 en 2014) missions d'hélicoptères de la Sécurité Civile.

Les opérations menées le long du littoral méditerranéen ont nécessité la mobilisation de 1740 moyens terrestres (contre 1789 en 2014).

Toujours en 2015, le CROSS a suivi 64 navires en avarie ou stoppés pour opérations de maintenance (contre 64 en 2014). Le CROSS a également assuré la surveillance, avec le concours des 19 sémaphores de la marine nationale, de 579 mouillages de navires de commerce dans les eaux territoriales ou intérieures. Les mouillages de 501 paquebots et de 1695 Yachts ont également fait l'objet de suivis.

Concernant la surveillance du milieu marin, le CROSS a reporté 143 pollutions en mer contre 115 en 2014.

Seules 34% (contre 41% en 2014) d’entre-ellesont été « confirmées » (soit 49 cas), 17 cas sont restés « probables »  faute de moyen disponible et habilité pour les vérifier et les constater et 50 % ont été classées « infirmées ou douteuses ».

On note en particulier que :

- 69 % des pollutions sont situées en zone côtière (moins de 12 nautiques des côtes soit 22 km) ;

- 43 % ont pour origine un hydrocarbure ;

- 19 % des reports sont réalisés par moyens aériens ;

- 35 % des signalements proviennent des détections satellitaires ;

Par ailleurs, toujours en 2015, deux cas d'infraction caractérisée à la convention MARPOL ont été signalés par l'avion des douanes et transmises au procureur de la République compétent. (contre 1 seul cas en 2014)

Ce bilan synthétique et chiffré du CROSS MED dresse un panorama lié à l’importante fréquentation des eaux placées sous la responsabilité du Préfet maritime de laMéditerranéeavec unspectre très large d’activités (notamment loisirs, plaisance, pêche et commerce).

Le Préfet maritime hisse la nécessité de la sauvegarde de la vie humaine en mer au-dessus de toutes les exigences. Mais si le sauvetage en mer est gratuit, il a tout de même un coût public. Chacun peut contribuer à réduire ce coût par une application et un respect encore plus large et plus strict des règles de prévention des accidents, de sécurité et de vigilance sur la mer.

De leur côté, toutes les  administrations de l’Etat (Marine nationale, Gendarmerie maritime, Douane, Affaires maritimes, Sécurité civile) et les bénévoles des 50 stations permanentes de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) vont poursuivre sans relâche leur travail de prévention et de promotion de ces règles de sécurité.

A côté de la VHF, indispensable, le nouveau numéro d’appel d’urgence (depuis la terre) spécifique au secours en mer (196) doit être davantage connu. Il permet de gagner du temps dans la transmission de l’alerte en contactant directement les professionnels du sauvetage en mer au CROSS, et améliore ainsi l’action de la chaîne de secours.