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Communiqués de presse

Simulation d'incident en Méditerranée

12/12/2006
Simulation d'incident en MéditerranéeLa Préfecture Maritime de Méditerranée a effectué le 12 décembre dernier un exercice grandeur nature antipollution. A 13h50, l'alerte est donnée.
Suite à un incendie en machine, un porte-conteneurs est en avarie machine et à la dérive à 4 nautiques du Cap Sicié. Le courant pousse vers la côte ce mastodonte de 398 mètres de long et ses 17 mètres de tirant d'eau. Sa cargaison, du marbre, n'est pas dangereuse en elle-même, mais le combustible de soute peut présenter un risque pour le littoral. Le porte-conteneurs en question est joué par le bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Carangue, remorqueur affrété par la Marine, et ses moteurs sont en parfait état de marche. Mais dans cette « mer entre les Terres » qui concentre 25% du trafic maritime mondiale, dont 30% du trafic pétrolier, un incident de ce type pourrait survenir et la Préfecture Maritime doit être à même de réagir à une avarie de l'un des 2000 bateaux qui y transitent chaque jour.
Dès l'alerte donnée par le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée (CROSS MED), l'ensemble du personnel de la Préfecture Maritime et de l'équipe d'évaluation et d'intervention (EEI) joue le jeu et se mobilise pour envoyer au plus tôt une équipe sur le bateau sinistré. La cellule aéronautique du centre d'opérations maritimes (COM) se charge de faire décoller un Super Frelon de la base de Hyères, les différents suppléants rallient le COM pour conseiller l'officier de permanence (OPEM) dans ses décisions, l'Abeille Flandre appareille en moins de 40 minutes et les modules commandement et manœuvre de l'EEI se préparent : on va remorquer le porte-conteneurs. A peine deux heures après l'alerte, l'EEI, hélitreuillée sur la Carangue, se met en place. Premier objectif : rassurer l'équipage du navire sinistré. Ensuite seulement, on peut lancer les premières investigations et préparer les équipes de remorquage. L'exercice s'arrêtera là, couronné d'un franc succès.
La préservation du littoral et la sécurité des bâtiments en détresse nécessitent cette bonne réactivité de l'ensemble du personnel du COM Toulon, de l'action de l'État en mer et de leurs partenaires. EV Duclos